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17 avril 2026
Pour la chirurgie des tissus mous oculaires, le traitement antibiotique post-opératoire n'apporte pas de bénéfice significatif


Qu'il soit administré en topique ou par voie systémique, un antibiotique administré après une intervention chirurgicale de routine sur les tissus mous oculaires ne prévient pas de manière significative les infections du site opératoire (ISO). Telle est la conclusion d'une étude rétrospective réalisée par deux spécialistes de la faculté vétérinaire de Hanovre (Allemagne).
Les auteurs se sont donc plongés dans les dossiers médicaux des patients opérés à leur faculté vétérinaire, pour l'un des cinq motifs suivants : énucléation (sans pose d'implant), résection cunéiforme de la paupière, canthoplasties (pour motif médical) et chirurgie simple ou compliquée de la paupière. Ils ont limité leur recherche à la période courant de janvier 2017 à septembre 2024. Une fois les dossiers complets obtenus, les critères d'inclusion comprenaient le fait d'avoir renseigné le recours ou non aux antibiotiques en postopératoire, et celui d'avoir des données sur au moins trois mois de suivi après l'intervention. Les critères d'exclusion étaient les comorbidités connues pour ralentir ou entraver la cicatrisation (diabète, hypothyroïdisme, Cushing, allergies, néoplasies, etc.).
La classification des ISO utilisée compte cinq grades, de I (toute déviation d'une guérison normale ne nécessitant pas d'intervention thérapeutique ou de correction chirurgicale) à IV (pathologie systémique mettant la vie du patient en jeu) – le stade V étant le décès. Au total, les auteurs ont retenu les dossiers de 231 chiens. Il y a eu 5 ISO parmi les énucléations (2,2 %), 9 ISO parmi les résections cunéiformes de la paupière (6,7 %), 5 ISO lors de canthoplasties (16,1 %), 4 lors de chirurgie simple (13,3 %) et 9 lors de chirurgie compliquée de la paupière (41 %). Aucun facteur lié au patient (âge, race, comorbidités, poids, phénotype) n'a été trouvé statistiquement associé à la survenue d'une ISO pour aucun des 5 types d'interventions. Aucun facteur lié au chirurgien, à l'abord chirurgical ni au matériel de suture n'a été trouvé statistiquement associé à la survenue d'une ISO pour aucun des types d'interventions (pour deux types d'interventions, une seule catégorie de fils a été utilisée et il n'y a pas eu d'analyse statistique pour ce paramètre). Enfin, « l'utilisation d'antibiotiques en périopératoire, y compris les agents spécifiques administrés [pour les différents cas], n'était pas significativement associée à la survenue d'ISO » ou de leur absence (voir l'illustration principale).
Les auteurs précisent que seules trois références sur la fréquence d'ISO lors d'énucléations sont disponibles, et que deux d'entre elles présentent des taux supérieurs à 3 %. Ils n'ont pas identifié de références pouvant s'appliquer aux autres interventions incluses ici. Ils signalent aussi que, pour les cas de leur étude relatifs à la résection cunéiforme de la paupière, les ISO sont significativement plus fréquentes chez les races brachycéphales que chez les autres races (croisés inclus).
La principale limite de cette étude est liée à sa nature : étant rétrospective, certaines données n'ont pu être collectées et le nombre de cas de canthoplastie et de chirurgie des paupières est limité, ce qui « affecte la force de la conclusion pour ce type de chirurgies ». En particulier, il n'a pu être réalisé d'analyse multivariée. Mais au final, cette étude montre qu'il n'a été observé « aucune différence significative pour les taux d'ISO entre les patients ayant reçu des antibiotiques postopératoires et ceux n'en ayant pas reçu, dans aucune des interventions chirurgicales des tissus mous ophtalmiques évaluées ». Une enquête en ligne auprès de praticiens allemands, publiée en 2024, indiquait que deux tiers d'entre eux réalisent un traitement antibiotique postopératoire, « par crainte de complications ». Ils estiment que les présents résultats devraient rassurer ces praticiens et les inciter à « optimiser les protocoles pré-, péri- et postopératoires, notamment en ce qui concerne les bonnes pratiques d'hygiène des plaies ».
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