31 mars 2026
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Ce n'est pas une découverte : le travail d'équipe est important au quotidien, pour la bonne marche de l'activité de la clinique. S'agissant des binômes vétos-ASV, le lien hiérarchique peut être un frein aux échanges, de même que les périmètres respectifs d'intervention. La qualité de cette collaboration a fait l'objet d'une enquête britannique, où les nurses (infirmiers vétérinaires) ont des missions plus larges que nos ASV, en matière de soins en particulier. Les réponses montrent qu'il reste une marge de progrès.
L'enquête a été menée par des chercheurs écossais (université de Glasgow). Mais le questionnaire a été largement diffusé dans le pays, recueillant les réponses de 835 nurses, diplômées ou en formation (en clinique). Les résultats sont publiés en libre accès dans VetRecord.
Outre le recueil d'informations sur le répondant (données démographiques, structure d'exercice, expérience et poste), les questions portaient sur la fréquence des échanges relatifs à trois comportements collaboratifs :
À chaque question, une note entre 1 (toujours) et 5 (jamais) était attribuée. Les scores les plus bas correspondent donc à une plus forte collaboration.
Cette collaboration a donc été jugée bonne (score entre 1 et 2), mitigée (>2 à 3,5) ou faible (> 3,5).
Les notes obtenues sont ainsi de 2 à 3 (médiane à 2) pour la prise de décision et le partage d'informations, et de 1 à 3 (médiane à 2 également) pour la coopération, pour laquelle les échanges collaboratifs sont significativement plus fréquents, selon les réponses des nurses. De l'avis des auteurs de l'étude, ce constat est d'autant plus important et positif que la coopération est fondamentale dans le travail d'équipe et la relation client : un support mutuel est indispensable face à des clients ou avec des collaborateurs difficiles.
Point positif : aucune question n'a récolté de score médian correspondant à un faible niveau de collaboration. Mais les auteurs relèvent qu'il existe des marges de progression, notamment pour le partage des informations concernant les animaux pris en charge, car les nurses sont souvent l'interlocuteur privilégié des clients et dans un sens comme dans l'autre (du vétérinaire vers la nurse et réciproquement), il est utile de les communiquer. Le partage d'informations est aussi évidemment essentiel en matière de plan de soins et pour éviter les erreurs.
Les auteurs notent aussi que les échanges concernant les prises de décisions obtiennent de relativement bons scores, alors que nombre de vétérinaires n'associent pas les nurses à leurs réflexions, habitués à décider seuls et considérant qu'elles n'ont pas de connaissances suffisantes pour cela. Les meilleurs scores sont observés ici à propos des discussions concernant la contention des animaux, mais aussi la survenue de complications ou d'effets indésirables imprévus, ce qui est jugé encourageant.
Les répondants étaient essentiellement des femmes (à 96 %), de divers âges, niveau d'expérience et responsabilité (poste). Ils travaillaient dans différents types de structures vétérinaires (clinique généraliste, centre hospitalier, de référé…, espèces animales traitées). Et l'analyse des réponses a recherché les paramètres de variation du niveau de collaboration estimé.
Les résultats ont ainsi identifié 2 paramètres significativement associés aux notes attribuées.
Il aurait été instructif, en complément, de recueillir aussi l'avis parallèle des vétérinaires concernés. Il s'agit de la principale limite de cette étude.
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