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30 mars 2026
FRANCE : une meilleure information favorise la croissance du nombre de prophylaxies post-exposition à la rage chez les personnes revenant du Maghreb

« Ces données incitent à poursuivre la sensibilisation des voyageurs [au risque de rage], et notamment ceux qui voyagent au Maghreb, qui pourraient méconnaître les risques associés aux expositions aux animaux domestiques qui persistent voire sont en augmentation dans ces pays » constatent les rédacteurs de la dernière édition en date du Bulletin sur l'épidémiologie et la prophylaxie de la rage humaine en France, publié par le Centre national de référence (CNR) sur cette zoonose.
Ces rapporteurs relèvent que, « depuis 2021, [il y a] une augmentation continue des consultations et des prophylaxies post-exposition (PPE) délivrées suite à une exposition à l'étranger ». Ainsi, pour 2024, dernière année renseignée, « le nombre de consultations et de PPE concernant des voyageurs est en augmentation de 41 % et 43 % respectivement par rapport à 2023 et dépasse les valeurs pré-pandémiques [voir l'illustration principale]. Cette tendance est principalement en rapport avec une augmentation des consultations de voyageurs vers l'Afrique (+55 %) et l'Asie (+37 %) ».
Pour l'Afrique, il est précisé que « les expositions au Maroc, en Tunisie et Algérie représentent 85 % des expositions survenues en Afrique, avec une augmentation exceptionnelle de +139 % des expositions survenues en Tunisie prises en charge dans les centres de traitement antirabique français en 2024 par rapport à 2023 ». L'augmentation particulièrement élevée pour la Tunisie est attribuée à une campagne de « sensibilisation de la population [qui] a été réalisée par les autorités tunisiennes en 2024 suite à une augmentation de cas notifiés de rage animale et humaine ». Toutefois, deux des cas humains de rage survenus récemment en France (à Reims en 2023 et à Avignon en 2025) étaient liés à des contaminations survenues au Maroc. Et pour le cas le plus récent (à Perpignan en septembre dernier), pour lequel les circonstances de la morsure n'ont pas été publiées, les analyses ont identifié une souche virale appartenant à un cluster de virus canins originaires du Maroc.
Sur l'ensemble du territoire national, les centres de traitement antirabiques ont reçu en 2024 « 6 979 patients consultant au moins à une reprise », chiffre « stable par rapport aux deux dernières années ». Un peu moins des deux tiers de ces personnes (4 255 patients, soit 61 %) ont reçu une PPE. Elles avaient été exposées en France ou à l'étranger. Les centres de traitement antirabique les plus fréquentés sont ceux de Paris (1 473) et de Cayenne (777, en lien avec le risque élevé de rage transmise par les chauves-souris hématophages), devant Lyon (763), Strasbourg (627) et Nice (242). L'exposition à un chien ou un chat représente 70 % des toutes les consultations. Toujours sur 2024, le CNR a investigué 9 suspicions d'encéphalites rabiques, et « un diagnostic de rage positif a été réalisé chez 3 patients hospitalisés en réanimation à Cayenne, dans un tableau de paralysie progressive ascendant », en lien avec une transmission par chauves-souris hématophages (Desmodus rotundus).
Toujours sur 2024, pour les 3 737 personnes exposées en France, 1 212 ont reçu une PPE, ce qui est une nette augmentation par rapport à 2023 (+34%). Pour 565 d'entre celles qui ont reçu une PPE, l'exposition provenait d'une chauve-souris (+14,8% par rapport à 2023). Presque tous (95 %) les 3 189 patients exposés à l'étranger ont reçu une PPE. « 1 466 (46 %) l'ont été en Afrique, 1 265 (40 %) en Asie, 272 (8,5 %) sur le continent américain et 160 (5 %) en Europe hors de France ». À noter que les expositions liées aux singes représentent 19 % de ces cas est « sont en en nette augmentation depuis 2022 » (+ 173 % en 2 ans). Le protocole vaccinal a été déclaré terminé chez 69 % des patients ayant reçu une PPE : certains traitements ont été interrompus pour identification d'une autre cause étiologique que la rage (2 %), mais 4 % ont été abandonnés et dans un cas sur quatre (26 %), la raison de l'arrêt n'est pas renseignée.
Les rédacteurs de ce bulletin concluent que « ces données incitent à poursuivre la sensibilisation des voyageurs, et notamment ceux qui voyagent au Maghreb, qui pourraient méconnaître les risques associés aux expositions aux animaux domestiques qui persistent, voire sont en augmentation, dans ces pays ».
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