25 février 2026
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C'est l'un des trois cas présentés dans un document alertant les praticiens américains à la vigilance au regard des brûlures accidentelles survenant pendant le séjour d'un animal de compagnie en structure vétérinaire. « Un bichon de 12 ans a été présenté au Dr [X] pour détartrage et soin des plaies. En raison d'une parodontite sévère et de multiples extractions, l'intervention a duré trois heures et l'animal a souffert d'hypothermie. Il a été placé sur un tapis chauffant électrique réglé à faible température, recouvert d'une serviette. Deux semaines plus tard, des brûlures ont été diagnostiquées sur son flanc droit. Le propriétaire a intenté une action en justice réclamant 10 000 $ [environ 8 500 €] pour les frais médicaux, les frais de déplacement, la perte de salaire et des dommages-intérêts punitifs. Le tribunal lui a accordé 3 600 $ pour les frais vétérinaires ultérieurs », soit environ 3 000 €.
Car la structure d'assurance RCP des vétérinaires de l'American Veterinary Medical Association prévient, dans une synthèse publiée fin février, que « les brûlures iatrogènes chez les animaux restent une cause fréquente et constante de blessures et de réclamations ». De fait, elle précise recevoir en moyenne deux plaintes par semaine liées à ces motifs. Les causes des brûlure sont variables, mais dominées par les tapis chauffants et les bouillottes et poches de fluides chauffées au micro-ondes (voir l'illustration principale).
Parmi les tapis, ceux destinés à l'usage en médecine humaine dominent dans les causes identifiées. Il ne s'agit pas nécessairement d'une erreur de manipulation, mais d'une obsolescence : « il arrive fréquemment qu'une structure vétérinaire constate la première brûlure due à un tapis chauffant électrique survenue chez elle après des années d'utilisation. En général, ce n'est pas une question de “si”, mais de “quand” cela surviendra ».
De la même façon, les dispositifs “improvisés” sont souvent incriminés : « poches de solutés réchauffées au micro-ondes, disques chauffants pour micro-ondes, bouillottes sèches façon “chaussettes de riz”, les bouteilles d'eau ou gants remplis d'eau réchauffés au micro-ondes, coussins chauffants destinés à l'usage humain et les sèche-cheveux »… Le document prévient aussi que « les lésions thermiques causées par des dispositifs vétérinaires spécifiques, tels que les appareils à air pulsé, les couvertures chauffantes à circulation d'eau et les couvertures chauffantes conductrices, sont beaucoup plus rares ».
Pour cette structure assurancielle, il apparaît donc indispensable « de former l'équipe vétérinaire aux dispositifs de maintien de la chaleur les plus fréquemment associés aux brûlures iatrogènes », et aux pratiques à risque. Pour les réduire, son document propose trois règles :
Les deux autres cas de litige évoqués dans le document sont :
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