13 avril 2026
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Malgré l'éventuelle présence de signes cliniques attribuables à la maladie primaire, la cause d'une fièvre représente souvent un défi diagnostique. L'étiologie est effectivement très diversifiée et un diagnostic précis peut nécessiter de nombreux tests ou examens complémentaires.
D'où l'intérêt de disposer de données épidémiologiques, établissant notamment les causes les plus fréquentes, afin de hiérarchiser les hypothèses diagnostiques et ainsi de prioriser les examens complémentaires, ainsi que les éventuelles prédispositions. C'était l'objectif d'une étude australienne menée chez le chiot et publiée en libre accès. En médecine humaine en effet, l'étiologie des états fébriles diffère chez l'enfant et chez l'adulte, les causes infectieuses étant plus fréquentes chez les premiers et les maladies tumorales chez les seconds.
Cette étude rétrospective a été réalisée sur une période de 5 ans (2020-2024), à partir des données de 11 centres de référés australiens accueillant les urgences 24h/24.
Les cas inclus étaient donc des chiots (animaux âgés de moins de 18 mois), présentant une fièvre – définie comme une température corporelle supérieure à 39,2°C –, persistant au moins 24 heures. Les cas ont été exclus si les examens médicaux de base n'avaient pas été réalisés (bilan sanguin a minima) ou si le chiot avait été référé ailleurs.
Un total de 115 chiots a ainsi été inclus. Les animaux étaient âgés de 9 mois en médiane. Il s'agissait de 51 femelles et 64 mâles.
L'origine d'une fièvre distingue généralement les infections, les inflammations non infectieuses, les tumeurs, les troubles congénitaux et les « autres » causes ; cette classification a été utilisée ici.
Une cause infectieuse, diagnostiquée ou suspectée (bonne réponse à l'antibiothérapie), a ainsi été attribuée à 45 chiots, soit 39 % de la cohorte. Cette proportion est plus élevée qu'attendue. Il n'est pas exclu que des spécificités locales (en matière de risque infectieux, d'habitudes alimentaires, notamment la distribution d'aliments crus, etc.) l'explique en partie.
Les causes précises les plus courantes sont une pneumonie par aspiration (10 cas) – qui semble ainsi particulièrement à rechercher et à traiter –, une gastroentérite infectieuse, une pyélonéphrite, un sepsis, une pneumonie, un abcès.
Une inflammation non infectieuse a été diagnostiquée dans 68 cas (59 %), ce qui représente donc la catégorie la plus fréquente.
Il s'agissait plus précisément, par ordre de fréquence décroissante :
Quelques autres chiens présentaient d'autres affections, comme une panostéite, une anémie hémolytique à médiation immunitaire, une inflammation systémique corticosensible…
Seuls 1 cas de tumeur (hépatique chez un boxer) et 1 cas de maladie congénitale (épidermolyse bulleuse chez un croisé) complètent le tableau.
L'âge médian des chiots atteints d'une maladie infectieuse ou d'une inflammation non infectieuse n'est pas significativement différent (10 mois contre 7,2).
Au total, 37 races étaient représentées (en comptant les croisés comme une « race »). Les prédispositions raciales ont été établies en utilisant une population de chiots témoins (mêmes âges, pris en charge dans 2 des centres de référés sur une période de 2 ans, et ne présentant pas de fièvre). Dans cette population de chiens australiens, les races surreprésentées de manière significative sont ainsi : le corgi, le border collie, le kelpie australien, le braque allemand, le berger allemand. Les croisés et le staffie sont significativement moins atteints.
Pour les inflammations non infectieuses, le border collie, le corgi, le berger allemand et le kelpie restent surreprésentés. Et pour les infections, ce sont le border collie, le berger allemand, le braque allemand et le kelpie.
Compte tenu d'une distribution raciale différente en Australie et en Europe, l'extrapolation des prédispositions de races observées ici est potentiellement hasardeuse.
Le pronostic est plutôt favorable, avec un taux de survie de 86 % (90 % pour les cas d'inflammation non infectieuse et 84 % pour les cas d'infection). Mais la mortalité atteint près de 10 %, avec 2 chiots morts naturellement et 9 euthanasiés. Dans 5 cas, l'animal n'a pas été suivi.
En pratique, les auteurs préconisent de préciser au mieux le diagnostic étiologique de la fièvre chez un chiot, avant d'instaurer un traitement de première intention.
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