12 juin 2026
5 min
Bienvenue sur LeFil.vet
L'accès au site web nécessite d'être identifié.
Merci de saisir vos identifiants de connexion.
Indiquez votre email dans le champ ci-dessous.
Vous recevrez un email avec vos identifiants de connexion.

Une luxation du cristallin peut entraîner un glaucome et une perte de la vision. Chez le chat, elle est généralement secondaire à une uvéite chronique, mais elle peut être favorisée par des facteurs génétiques, l'âge, ou d'autres affections oculaires comme une cataracte.
Quel traitement proposer ? L'option idéale est l'extraction chirurgicale du cristallin (extraction intracapsulaire, EIC). Mais des solutions alternatives peuvent lui être préférées. Des chercheurs américains (Université Tufts, Boston, Massachusetts) ont souhaité évaluer et comparer le succès thérapeutique de ces diverses prises en charge, afin d'actualiser les connaissances en matière de pronostic.
Les résultats de leur étude, sur 136 cas, sont publiés en libre accès dans le JFMS.
Les 115 chats concernés avaient été pris en charge à l'école vétérinaire de l'université sur la période 2007-2023. Chez 21 d'entre eux, la luxation du cristallin était bilatérale, dès la consultation initiale (16 cas) ou dans les mois suivants (5 cas).
Ce sont des chats de divers âges (12 ans en médiane, ce qui apparaît plus élevé qu'escompté selon les données d'études antérieures) et de diverses races. Contrairement à ce qui avait pu être précédemment observé, les siamois ne sont pas prédisposés (3 cas seulement sont représentés ici). Les mâles, en revanche, sont prédominants, comme précédemment rapporté (88 chats ici).
Sans surprise, une uvéite a été diagnostiquée à 77 % (105/136). Dans 3 cas, un traumatisme oculaire a potentiellement déclenché la luxation. La luxation est antérieure le plus souvent (108/136).
Une hypertension oculaire (pression intraoculaire >25 mmHg) était présente dans 32 cas dès la première consultation. La vision était préservée pour 52.
La prise en charge s'est déclinée comme suit :
Une euthanasie a été pratiquée dans 2 cas, en raison d'une autre maladie pour un. Et pour 3 yeux, aucun traitement n'a été mis en place (l'énucléation ayant été refusée par les propriétaires).
Dans plusieurs cas, le traitement recommandé n'a pas été suivi par les propriétaires, lesquels ont opté pour d'autres options (traitement médical notamment).
Dans 19 cas, un traitement de seconde intention a été nécessaire, en particulier une énucléation suite à un traitement médical dont les résultats se sont révélés insuffisants (11 cas).
Un suivi était renseigné dans les dossiers médicaux de 53 chats, pour 63 yeux traités, notamment médicalement ou par EIC.
Les auteurs en concluent que si l'EIC demeure le traitement de choix, l'option médicale offre en alternative des résultats « acceptables », et mérite d'être recommandée lorsque l'EIC n'est pas envisageable, pour des raisons cliniques ou financières. Une luxation antérieure du cristallin semble en effet mieux tolérée chez le chat que chez le chien.
En pratique ici, divers topiques ont été administrés, notamment le dorsolamide (pour réduire la pression intraoculaire), des AINS, des corticoïdes, seuls ou associés. La variété des protocoles suivis (21 différents !) n'a pas permis de comparer leur efficacité. Le traitement médical de cette affection mériterait donc d'être mieux étudié.
Les critères ayant dirigé le choix du traitement ont effectivement été analysés également. Ils étaient précisés pour 94 yeux traités. Ils montrent que le chat, le cas, et le propriétaire entrent en ligne de compte. Les principaux paramètres pris en considération sont ainsi :
La capacité du propriétaire à administrer un traitement local semble également interférer, selon les auteurs. D'où l'importance de l'aider à apprendre à tenir et traiter son animal.
12 juin 2026
5 min
11 juin 2026
3 min
10 juin 2026
3 min
9 juin 2026
5 min
8 juin 2026
5 min